Christian Dupont et Pont-à-Celles : retour sur 30 années de travail passionné


05 novembre 2020

Quelques jours après avoir démissionné de son poste de conseiller communal, l’ex-bourgmestre est revenu avec nous sur les chantiers qui l’ont marqué et sa relation si spéciale avec Pont-à-Celles.

Dans la commune hennuyère, tout le monde connait Christian Dupont. Il faut dire que si Pont-à-Celles est telle qu’on la connait aujourd’hui, c’est en grande partie grâce à lui. Année après année, sa passion pour le terrain et l’amour qu’il éprouve pour « sa » ville n’ont pas faibli. Le moment était attendu, il a fait un pas de côté pour laisser la place à la jeunesse.

Comment vous sentez-vous après votre récente démission ?

Ma décision était prise depuis quelque temps et tout le monde était au courant. J’avais dit au début de cette législature que je quitterais mon poste de conseiller communal après avoir accompagné l’équipe pendant deux ans. Ce qui ne m’a pas empêché de ressentir une pointe d’émotion.

Que retenez-vous de ces nombreuses années passées à la tête du collège communal ?

A mon arrivée, nous avions deux objectifs pour la commune : être innovant et être un exemple pour les citoyens. Dès le départ, nous avons mis en place, socialistes et écologistes, une politique verte. Aujourd’hui, nous sommes une commune pilote pour le zéro déchet et investie dans le plan climat. Autre pilier sur lequel nous avons travaillé et qui me tient à cœur : l’éthique. C’est pourquoi nous avons convenu de ne pas cumuler les mandats d’échevin ou de bourgmestre avec une fonction au sein d’une intercommunale. Dans la même veine nous avons dépolitisé l’administration afin de la rendre plus efficace. Sans oublier l’égalité des sexes. Dès 1989, nos listes ont fonctionné selon le principe de la tirette (ndlr : alternance hommes-femmes). Et puis en matière d’enseignement nos 13 écoles sont en parfait état. Il y a aussi le Centre culturel, qui a vu le jour il y a deux ans. Je suis très content de ce projet, qui est le fruit d’un travail de longue durée.

On voit que vous êtes restés disciplinés pour mener à bien les projets de la commune. Est-ce indispensable ?

Oui, tout à fait. Au vu de nos moyens financiers limités, nous devions être innovants et créatifs. Mais nous ne sommes pas non plus à plaindre. Les Pont-à-Cellois ont un niveau de vie supérieur à la moyenne nationale, vous savez.

Comment voyez-vous votre avenir et celui de Pont-à-Celles ?  

Je suis quelqu’un de profondément engagé et je ne me vois pas cesser d’être actif. Je vais garder un œil sur la politique puisque je reste membre de mon parti et vice-président de la Fédération Socialiste de Charleroi. Et puis j’ai envie de me remettre aux études aussi. Je cherche une formation en philosophie. En ce qui concerne Pont-à-Celles, je pense que la commune a tout pour continuer à grandir. Les finances sont stables malgré la crise liée au Covid-19, l’administration continue à bien fonctionner… Je suis confiant, même si les perspectives d’avenir sont un peu floues.

 

Nathan Scheirlinckx

Crédit photo : commune de Pont-à-Celles