Comment les animateurs s'adaptent-ils à la COVID-19 ?


13 novembre 2020

Les vacances de la Toussaint ont exceptionnellement été prolongées cette année. Les infrastructures qui proposent des stages et les garderies sont donc restées ouvertes une semaine de plus.

Les animateurs et les responsables doivent respecter des règles sanitaires strictes s’ils veulent continuer à pouvoir exercer leur métier. Toutes ces règles, qui sont bel et bien nécessaires pour assurer la sécurité de tous, ont-elles un impact sur la qualité des animations proposées aux enfants ?

Tom Kartheiser, animateur et chef scout de la région, explique que la difficulté principale qu’il rencontre lorsqu’il s’occupe des plus petits, c’est la distance que met le masque entre lui et ces derniers : « Le fait que les enfants ne voient pas vraiment le visage de l’animateur, ça peut poser un problème… Le contact avec l’enfant est parfois plus « lointain ». C’est le rôle de l’animateur de changer ses techniques et de s’adapter pour que ça se passe toute aussi bien (qu’en temps normal) pour l’enfant. On joue plutôt avec notre voix, car ce n’est pas possible pour l’enfant de se repérer avec notre visage. ». Il nous confie que le masque peut aussi causer quelques quiproquos. Dans certaines situations, le langage corporel est essentiel. Par exemple, il adore faire rire les enfants, mais sans le sourire rieur qui s’affiche sur son visage lorsqu’il lance une blague ou qu’il les charrie, sa phrase peut parfois prendre une tout autre signification.

Globalement, Tom observe que les plus jeunes ne respectent pas autant les distanciations sociales que leurs aînés. Même si certains ont pris le réflexe de garder leurs distances avec les autres, la plupart continue à entretenir des interactions physiques, comme si le COVID n’existait pas. Ils se font des câlins ou se tiennent la main. Les animateurs doivent donc souvent les rappeler à l’ordre, mais toujours calmement en expliquant pourquoi ils doivent faire attention. Ils veillent également à ce que les enfants se lavent régulièrement les mains et qu’ils ne se mélangent pas avec les autres « bulles » (autres groupes d’enfants en stage avec qui ils partagent les mêmes locaux).

Pour ce qui est des animations qu’il propose pour les stages, les changements ne sont pas flagrants. Même s’il évite les activités où les enfants devraient être trop proches. Par contre, ce n’est pas du tout le cas pour les mouvements de jeunesse ; « On anime des adolescents, nous sommes donc soumis à des règles beaucoup plus strictes qu’avec les petits. Pour le moment, on ne peut même pas faire de réunions ». 

Toujours selon Tom : « Même si c’est difficile de respecter les règles comme elles sont éditées, il faut faire notre maximum pour prendre soin de nous et des autres. C’est important. ».

Guillaume Picalausa
Crédit Image : Pixabay