La Région Wallonne autorise les cercueils en carton

08 juin 2018

La Région Wallonne a adopté ce jeudi plusieurs dispositions par rapport à la gestion publique des dépouilles mortelles. Les cercueils en carton et en osier sont désormais autorisés. La raison est écologique et économique, puisque ces matériaux sont moins chers que le bois. Ces cercueils permettront aussi de rendre plus saines les conditions de travail des fossoyeurs.

En Wallonie, c'est nouveau, mais la pratique existe déjà dans plusieurs pays européens. Des mesures sont bien évidemment prises pour éviter tout problème, notamment lors du transport. Ces cercueils en carton et en osier seront en effet fournis avec des housses biodégradables.

Plus d'infos dans le communiqué de la Ministre Valérie De Bue : 

Les nouvelles mesures visent aussi à rendre plus salubres les missions des fossoyeurs. « La fonction de fossoyeur, comme tout autre métier, mérite le respect, commente la Ministre des Pouvoirs locaux. Le manque de place dans certains cimetières a sensibilisé les communes à l’importance d’un suivi minutieux. Ces démarches ont, dans certains cas, débouché sur des exhumations techniques qui ont révélé des difficultés dans la décomposition des corps. »

La Ministre a dès lors souhaité définir clairement quels types de cercueil étaient autorisés pour quel mode d’inhumation. Utiliser un cercueil en carton dans un caveau est, par exemple, inimaginable, les dégagements de gaz et d’odeur rendant insalubre le travail des fossoyeurs. Par contre, en pleine-terre, il permet une décomposition plus rapide des corps, ce qui améliore grandement les conditions de travail des fossoyeurs en cas d’exhumation. L’usage d’un cercueil en carton sera également autorisé en cas de crémation.

Toujours dans cette volonté de respect, la Ministre a également décidé de limiter les exhumations à la période allant du 1er décembre au 31 mars et d’interdire ces exhumations (sauf exhumations judiciaires) durant les cinq premières années qui ont suivi l’inhumation. Fini donc pour les fossoyeurs de devoir procéder à une exhumation en plein été. Pour des raisons évidentes, les semaines proches de la Toussaint sont également exclues de cette période d’exhumation.

Enfin, notons également qu’à l’avenir, toute sépulture d’une victime de guerre sera considérée comme une sépulture d’importance historique locale. Cela signifie qu’en cas de décès du titulaire et des bénéficiaires de la concession et en l’absence d’ayants droit, les sépultures sont conservées et entretenues par le gestionnaire public pendant trente ans.