Besoin de soutien pour les personnes handicapées


13 octobre 2019

Tout ce week-end à Braine-l'Alleud, Notre Village (anciennement Village n°1) a proposé un festival qui met en avant les artistes porteurs d’un handicap. L’occasion d’aborder la problématique des hébergements pour les personnes handicapées. Car oui, trouver un logement pour des adultes peut s’avérer être la croix et la bannière. En plus d'être très coûteux.

Une liste d’attente trop longue

L’exemple de Chloé, que l'on retrouve avec sa famille sur la photo, est plus que parlant. A son arrivée à Notre Village, elle avait 24 ans. Alors que l’inscription avait été demandée dix ans avant ! Alexandre Tigenkamp, Papa de Chloé et Vice Président du Conseil d’Administration de Notre Village, explique que c’est l’école spécialisée qui l’a averti alors que Chloé était en pleine adolescence : « la liste d’attente est longue, très longue et il vaut mieux lancer l’inscription maintenant. » Car en effet, si les enfants sont souvent scolarisés dans des écoles maternelles et primaires traditionnelles, puis dans des établissements secondaires spécialisés, la difficulté intervient une fois les personnes majeures. Et là, il n’y a que trois possibilités : garder son enfant au domicile familial, le conduire quotidiennement dans un centre de jour ou trouver un hébergement complet proche de chez soi. Car là aussi, beaucoup n’ont pas la chance d’habiter à proximité d’une structure comme celle de Notre Village.

Pour ceux qui ont la chance d’y arriver, c’est un bonheur pour les bénéficiaires, mais aussi les parents ! Surtout qu’un tel hébergement soulage les familles : « Le souci principal est d’assurer l’avenir de son enfant. Même quand on ne sera plus là. En tant que parent, on sait qu’on ne pourra plus assumer ce rôle indéfiniment et que ce sera pareil pour les frères et sœurs. Pouvoir compter sur une institution qui fonctionne, c’est l’assurance de voir son enfant entre de bonnes mains », précise le Papa rassuré et comblé.

De beaux projets, mais qui ont besoin de soutien financier

La prise en charge des personnes porteuses d’un handicap est une compétence désormais régionalisée. Et l’on sait que les fonds publics, notamment wallons, sont sous pression. Cela demande aux institutions comme Notre Village de rechercher des sous ailleurs : « Cap 48 est une action magnifique de solidarité qui nous permet de financer certains projets. Mais pas tout. C’est pourquoi nous avons besoin de dons et que nous mettons en place des actions de fundraising. »

Et en matière de projets, Notre Village souhaite mettre en place la construction du Blanc caillou. Michel Visart, Président de l’ASBL Notre Village, précise qu’il s’agit d’un centre « qui va accueillera jusqu'à 28 personnes adultes atteintes d’autisme et de troubles graves du comportement ainsi que des personnes âgées porteuses d’un handicap. Un projet dont la moitié viendra du financement public et l’autre de manifestations comme le festival Reg’arts, d’autres événements ainsi que des dons. »

Pour soutenir ce beau projet qui nécessitera près de cinq millions d’euros, mais aussi tant d’autres, il est possible de faire un don sur le site http://vivreauvillage1.com/ en cliquant sur la boule orange 'don' située en bas de page à gauche.

Nicolas Boulart