Braine-le-Comte : le centre de vaccination sera un atout pour la région


24 janvier 2021

Ultrason continue son tour d’horizon des communes de la région. Notre escale du jour est Braine-le-Comte où nous avons été accueillis par Maxime Daye, bourgmestre de la ville. L’occasion de revenir avec lui sur une année difficile qui vient de s’achever mais aussi de parler des perspectives pour 2021.

Quel est votre ressenti personnel sur cette année 2020 qui vient de s’écouler ?

Maxime Daye : « Évidemment, 2020 a été une année particulière pour tout le monde et marquée par la crise sanitaire, qui se poursuit d’ailleurs en cette année 2021. Mais à côté de la gestion de cette crise, et de la solidarité dont on fait preuve les Brainois et les Brainoises, il y a quand même toute une série de dossier qui ont avancé : nous avons inauguré une nouvelle crèche ainsi que d’une résidence service, preuve que nous avons pu faire plaisir tant à la petite enfance qu’au troisième âge. Ce sont des projets intergénérationnels qui ont vu le jour.

Les travaux de la gare avancent aussi à grands pas. C’est tout un développement qui est en train de se faire avec un nouveau parking pour les navetteurs, des nouvelles voiries d’accès (avec un accès renforcé pour les personnes à mobilité réduite ainsi que celles à déficience visuelle), etc. Avec 2020, on retient non seulement cet aspect dur avec la crise sanitaire, mais en même temps l’aspect encourageant avec toute une série de projets qui ont éclos. »

Justement, à propos de cette rénovation de la gare, était-ce un projet important pour la ville de Braine-le-Comte et ses habitants ?

« Oui, tout à fait. Notre ville est très marquée par la gare puisque nous sommes à 20 minutes de Bruxelles en train. D’ailleurs, lorsqu’on demande aux nouveaux habitants pourquoi avoir choisi de s’installer ici, la réponse numéro un est notre gare. Il est vrai que cette gare est essentielle car nous sommes sur la ligne Bruxelles-Mons et, avec nos 5000 navetteurs quotidiens, nous sommes l’une des gares les plus importantes de Wallonie. Notre population se déplace, à la grande majorité, en train pour monter travailler à la capitale. Il était donc important de nous équiper d’infrastructures adaptées ».

Vous l’avez dit, 2020 est une année qui a été marquée par cette crise sanitaire. Est-ce sur le plan social, les habitants de la ville ont connu des difficultés ? A-t-on pu constater un impact de cette crise au sein des foyers ?

« L’impact total, nous ne le connaissons pas encore. Nous sommes, justement, occupés à faire pas mal d’analyses. Au niveau du CPAS, on ressent comme partout ailleurs une hausse des RIS (Revenu d’intégration sociale) car un certain nombre de personnes ont effectivement besoin de cette aide pour pouvoir s’en sortir. Pour le reste, nous avons très peu d’industries et d’entreprises sur notre territoire, ce qui est normalement un désavantage pour Braine-le-Comte, mais qui en l’occurrence devient presque un avantage. Nous sommes donc peu impactés par d’éventuelles fermetures, mais, encore une fois, nous ressentons des difficultés sur le plan social comme partout ailleurs. »

Dans ce contexte compliqué, quelles ont été les relations entre le politique et les citoyens ? Avez-vous connu des problèmes de communication ?

« Non. Pour ma part, j’ai passé énormément de temps à vulgariser, sur les réseaux sociaux, les décisions du conseil national de sécurité ou du comité de concertation. Nous avons vraiment été proactifs en termes de communication et cela nous a demandé beaucoup de travail. Nous avons également mis sur pied un numéro 0800 et nous avons fait beaucoup de tours de boîtes car il n’y a pas que les réseaux sociaux – il existe encore, pour un partie de la population, une fracture numérique –. Il était donc important que personne ne soit oublié ou laissé de côté. À ce niveau-là, cela a très bien fonctionné, et dans les deux sens ! Nous avons pu aider beaucoup de personnes. »

Quelles sont les perspectives pour la ville de Braine-le-Comte en 2021 et vos espoirs à vous ?

« Notre espoir repose naturellement sur la vaccination. Nous avons de la chance puisque notre village de Ronquières a été choisi comme pôle majeur en termes de vaccination. À l’heure actuelle, il s’agit encore d’un centre de test de la Croix Rouge, mais qui va se muter en centre de vaccination. L’objectif est qu’il faut encore convaincre les Brainois et les Brainoises de l’utilité de ce vaccin. »

« Pour le reste, notre ville a une vie folklorique, culturelle et sportive qui est dense et forte. Eden Hazard est un excellent exemple d’ambassadeur pour la ville et nous ne souhaitons que de pouvoir vibrer autour des Diables Rouges avec l’Euro qui se profile bien qu’il aura probablement lieu à huit-clos. On espère évidemment, si la vaccination se passe bien, revenir progressivement vers une vie festive et sociale plus normale. Les travaux de la gare, dont l’inauguration est très attendue, devraient arriver à leur fin en parallèle d’autres projets. Car même si la vie tourne un ralenti, nous ne cessons de travailler au développement de la ville. »

Le budget 2021 a été voté lundi dernier, pouvez-vous nous en donner les lignes directrices ? Quelles sont les conclusions que l’on peut tirer de ce budget ?

« Étonnamment, bien qu’il ait été voté, c’est un budget avec encore pas mal d’inconnues. La première chose à noter est que nous n’avons pas augmenté les taxes communales. Nous ne voulions pas toucher à la poche des citoyens, déjà mis à rude contribution. Ensuite, nous avons tout de même une hausse de coûts relativement importante des services de police et de pompier. Nous avons également réservé une partie du budget à la gestion de cette crise sanitaire. À côté de cela, nous avons toute une série d’investissements sur les modes de déplacement doux car nous voulons vraiment lancer la ville dans une transition. Enfin, dans une optique de relance du centre-ville notamment, nous avons mis le budget nécessaire à l’étude de la rénovation de la grand place, qui est très importante pour l’Horeca par exemple. »

Un dernier mot à l’égard de vos concitoyens ? Vous parliez de vaccination, irez-vous vous faire vacciner afin de montrer l’exemple ?

« Un mot d’espoir bien évidemment. Il faut mordre sur sa chique et tenir bon encore quelques mois. La crise sanitaire est encore bien présente, il faut donc continuer à être solidaire et je suis convaincu que le meilleur est à venir. Braine-le-Comte retrouvera cette vie folklorique et culturelle dynamique qu’était la sienne. De notre côté, nous mettrons tout en œuvre afin d’améliorer le cadre de vie pour que chacun puisse s’y sentir à l’aise.
En ce qui concerne la vaccination, j’attends effectivement avec impatience ma convocation. Ne faisant pas partie de la tranche d’âge prioritaire, j’irai me faire vacciner quand mon tour viendra. Avec le centre qui est à Ronquières, nous n’aurons pas d’excuse pour ne pas le faire ».

Alexandre Déom
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