Face au virus, un ingénieur du son brainois lance sa chaine YouTube


15 mai 2020

Depuis la mi-mars – avant même la conférence de presse du gouvernement – le secteur culturel est à l’arrêt. Les artistes et techniciens se retrouvent donc sans travail, du jour au lendemain. Face à cette situation, le gouvernement tarde à apporter une réponse. De son côté, David Vuylsteke en a profité pour lancer sa chaine YouTube.

Basé à Braine-l’Alleud, David travaille dans la sonorisation de concerts depuis 1994. Le métier, il le connait. Il gère la société ATS Sonorisation, qui s’occupe notamment du son lors des festivals et de louer ou vendre du matériel. Avec le confinement, c’est l’ensemble de ses activités que l’ingénieur du son a dû mettre au placard : « Les 11 et 12 mars, l’ensemble du secteur culturel a dû stopper ses activités. Cela veut dire qu’on a perdu tous nos clients en 48h de temps ».

David Vuylsteke a donc décidé de créer une chaine YouTube pour faire connaitre son boulot. « Je travaille dans un métier avec des horaires peu conventionnels, souvent je n’ai pas l’occasion de transmettre mes connaissances aux jeunes. Avec le confinement, c’était l’occasion d’enfin prendre du temps pour le faire. Voilà pourquoi j’ai lancé ma chaine YouTube ».

Comment rouler un câble (histoire de ne pas péter un câble)

Depuis le lancement de sa chaine il y a un mois, l’ingénieur du son a déjà posté 6 vidéos et compte 275 abonnés. Une vidéo en particulier a fait le buzz. David y explique comment rouler un câble… histoire de ne pas péter un câble. Apparemment, c’est tout un art. « Le but de mes vidéos c’est d’abord d’apprendre quelque chose aux gens. Mais j’essaie aussi d’adopter un ton léger, parce que nous traversons tous une période difficile ».

En parallèle de sa chaine YouTube, le Brainois a créé un site web (https://www.prosl.com/) qui rassemble ses vidéos. « Le site web a le même contenu que ma chaine YouTube. Cependant, il facilite l’accès à mes vidéos : c’est parfois difficile de trouver des vidéos sur YouTube. »

Quel avenir pour le secteur culturel ?

« En tant qu’entrepreneur, on connait des hauts et des bas. On doit pouvoir s’adapter à chaque situation. Je pense que cela fait partie du métier ». Le chef d’entreprise reconnait néanmoins que les perspectives pour son métier sont mauvaises. « Nous dépendons entièrement des artistes, des centres culturels et des techniciens. Tant que ces gens ne travaillent pas, personne ne loue notre matériel. Et pour le moment, certains ont du mal à remplir leur frigo… »

Avant de raccrocher, David Vuylsteke nous glisse, un poil sarcastique : « soit on trouve un vaccin, soit le gouvernement se décide à prendre de véritables mesures pour sauver la culture ».

Nathan Scheirlinckx

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