La liste PluS à Nivelles : se reconstruire ou disparaître


15 janvier 2020

En politique, nouvelle année rime souvent avec vœux. La liste PluS n’a pas dérogé à la règle : le parti d’ouverture à tendance socialiste a présenté les siens dimanche dernier à l’hôtel de ville de Nivelles. Avec une pensée pour les négociations fédérales, notamment le souhait du maintien de la sécurité sociale, et surtout avec une volonté de reconstruire un parti nivellois qui campe pour la troisième législature dans les rangs de l’opposition.

Alors, quelles sont les priorités des socialistes nivellois au moment d’entamer cette décennie ? André Flahaut, conseiller communal, prône un Nivelles plus social et soutiendra la majorité formée par La Liste du Bourgmestre et Ecolo dans les projets qui vont en ce sens. A titre d’exemple, il souhaite que "la ville investisse plus dans les infrastructures, car il manque une grande salle de spectacle, un (véritable) centre culturel, un commissariat de police à proximité du centre-ville et plus accessible". Il déplore également le trop grand pouvoir donné par la majorité libérale aux promoteurs privés pour la gestion de la ville. Pour les socialistes, les nombreux projets immobiliers en cours sont nocifs pour la mobilité, les écoles, les crèches ainsi que les infrastructures sportives. La solution serait de trouver un meilleur équilibre entre privé et public pour que les promoteurs assument un plus grand nombre de responsabilités. Autre grand défi pour la cité aclote : le sous-financement du CPAS qui empêche l’engagement nécessaire de personnel, la relance de l’épicerie sociale et la création de places supplémentaires pour les personnes âgées.

L’Union Socialiste Communale dans une nouvelle ère

Louison Renault, nouveau président de l’Union Socialiste Communale de Nivelles (USC) et également conseiller communal, a tenu à rappeler le contexte difficile dans lequel ses troupes se trouvent. Relégué dans l’opposition depuis 2006, le parti est en perte de vitesse. Cela se voit d’abord au nombre de membres de l’Union. De 1 000 il y a une quinzaine d’années, ils ne sont plus que 150 aujourd’hui. Ce déclin se caractérise aussi par la perte de postes-clés (bourgmestre et échevins). Une des explications se trouverait entre autre du côté de la population, moins favorable qu’avant aux socialistes dans le Brabant Wallon selon lui.

Comment faire face à cette situation ? Louison Renault privilégie « un travail de fond pour redynamiser le mouvement, en se rapprochant du citoyen ». Il insiste sur « le vivre-ensemble et les valeurs de notre société moderne, qui impliquent un accès à la culture pour tous, une attention particulière à l’écologie et un soutien aux personnes démunies. Un vivre-ensemble qui passera aussi par l’apaisement des tensions qui règnent au sein même de l’USC. » Et dans ce challenge, il sait qu’il pourra compter sur un rajeunissement des troupes avec la nomination de Julien Verteneuil et Yvan Bjoko au sein de l’USC.

André Flahaut, l’absence justifiée

Absent de deux derniers conseils communaux, André Flahaut était de retour d’une mission à Kinshasa. Il faut dire qu’en plus de son rôle de conseiller communal, il est également Député fédéral et Vice-Président de la Chambre des représentants. Un rôle qui lui confère des responsabilités dans certaines préoccupations nationales et internationales (commission défense, relations extérieures, contrôle des services de renseignement, budget) ainsi que dans les négociations fédérales.

Enfin, soulignons que d’autres personnalités étaient également présentes telles que Dimitri Legasse (président de la section du PS en Brabant wallon), Isabelle Kibassa-Maliba (députée provinciale), Anne Lambelin (Vice-Présidente du PS élue en décembre dernier), ainsi que tous les partis nivellois à l’exception de la Liste du Bourgmestre

Nathan Scheirlinckx et Nicolas Boulart